Sainteul de A à Z

Tentatives d'artistes. Genèse.

04 novembre 2009

Réflexion.

Intrication1Je vous épargne les détailles de la mise en place du dessin, vous avez remarqué, dans les chapitres précédents, le soin que j’apporte à cette étape. Et tout particulièrement aux visages. La difficulté ici est d’abord de respecter la ressemblance des modèles. Et je dis bien ressemblances DES modèles, même si elles sont jumelles. En effet chaque visage a sa particularité, a sa propre histoire, et il existe bien sur d’infimes différences entre ces deux visages différences qu’un œil exercé sait percevoir. Et il faut absolument les rendre. Le challenge étant, que l’entourage des deux sœurs puisse mettre un nom sur chacune des toiles.
Comme à mon habitude lorsque je commence une toile, je ferme à clé les portes de l’atelier et me jette à corps perdu dans mon travail. Ici c’est la "double peine " donc deux fois plus de fébrilité. Un premier jet de fusain pour marquer les lignes de forces qui vont lier les deux toiles puis la mise en place des corps dans l’espace ainsi délimité.
Il faut que ces deux toiles discutent entre elles. Elles sont destinées à être présentées à angle droit. Je travaille donc sur deux chevalets disposés a 90°.
Et miracle de la perspective, des raccourcis, et d’une certaine anamorphose contrôlée, la magie s’opère. Le regard des deux sœurs se cherche puis se trouve. Leurs mains s’élancent l’une vers l’autre, les éclats prennent leur envol et le tout vient, peu à peu, combler le vide entre les deux toiles. Je contrôle de temps à autre en les mettant à plat, l’une à côté de l’autre, que l'effet ne se perde pas.

Intrication2

Et cela fonctionne quel que soit l’angle entre les deux toiles et même si je les éloigne l’une de l’autre. Elles ne se quitteront plus jamais des yeux. J’ai déjà l’impression qu’elle ne me prête aucune attention, occupées qu’elles sont à tenter de se rejoindre. C’est exactement ce que je voulais donner, que le spectateur se sente exclu du lien privilégié qui lie les deux jumelles.
Trois jours après je quitte l’atelier content, je sais déjà que j’ai réussi mon coup. Espérons que les premières touches de couleur confirmeront mon impression.

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29 septembre 2009

Les Inséparables

Bon, finies les vacances il va falloir si remettre sérieusement !
En fait, Je ne suis pas réellement resté inactif pendant que, bande de petits veinards, vous paressiez, allongés sur le sable chaud. Je termine juste " La Roue de l’Infortune " une toile…ronde mobile et une sculpture " La Cachottière ". Nous en reparlerons peut être ! Je ne vais quand même pas tout dévoiler sur ce blog ! …Si ? …Bon, bon, insistez un peu et nous verrons cela plus tard !

Ici je vais m’attaquer à un problème des plus ardus. Comment réaliser un diptyque dont les deux composantes soient à la fois identique et différentes, séparable et indispensables l’une à l’autre et de matérialiser le lien subtil qui fait que l’une ne peut exister sans l’autre ? Le diptyque idéal donc !
C’est bien la première fois que je vais débuter une œuvre sans en voir clairement la finalité et la réalisation. Angoissant mais passionnant ! Passionnant parce que, par contre, j’en entrevois les développements.

IntricationPourquoi se torturer ainsi le cervelet, me direz vous ?
C’est l’histoire d’une rencontre et d’un curieux dilemme. Une rencontre avec Stéphanie et Emma deux sœurs jumelles. Dés les premières séances de travail j’ai immédiatement compris l’immense difficulté de saisir la gémellité dans une composition graphique. Effectivement, Si la gémellité dans la vie s’appréhende facilement (il suffit de rencontrer ces êtres miroirs ensembles). La fixer sur une toile est d’un tout autre problème; Rien de plus simple que de singer des jumeaux ! Il est facile de peindre deux fois le même modèle sur la même œuvre. Inutile pour cela de faire appelle à de vraies jumelles pour illustrer leur gémellité. Un calque suffit ! Vous vous doutez bien que je veux aller un peu plus loin que çà.

Ici, je touche du doigt et appréhende le gouffre vertigineux des limites de la représentation graphique.
Vous savez c’est comme de faire le portrait d’une personne qui a un léger strabisme. Si le spectateur connaît cette personne, pas de problème, la ressemblance est évidente. Par contre mes joyeux confrères qui ne la connaissent pas auront vite fait de me fustiger en pointant la faute de dessin du débutant.
Voilà donc exactement le dilemme auquel je suis confronté.

D’autant plus que peu à peu s’impose à moi l’idée que ce n’est pas les deux œuvres que je vais tenter de réaliser le plus important, mais bien de rendre tangible le lien immatériel qui va les unir.
Je veux que ces deux toiles ne puissent exister l’une sans l’autre. Que si elles sont exposées ensembles à se toucher ou bien chacune à l’autre bout de la pièce ou du monde, le lien invisible perdure. Je veux que même si l’observateur ne sait pas qu’il existe une deuxième œuvre dédiée, il en ressente intuitivement le lien et en déduise qu’elle existe forcément quelque part dans le monde. Je veux deux œuvres inséparables dans l’espace et le temps et créer ainsi une sorte d’intrication quantique à l’instar du fil immatériel qui relie ces deux sœurs jumelles.

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04 juin 2009

L’épreuve du feu.

Sainteul_TT13Une fois parfaitement sèche, il faut procéder à la cuisson de la pièce. Une cuisson mal menée et ce sont des heures de travail de perdues. L’œuvre est en terre de Provence, une faïence donc, qui peut cuire à partir de 950°C. Par précaution je programme une montée en température lente environ 50°C par heure jusqu'à 650°C, puis une rapide montée en température jusqu'à 1050°C que je maintiens pendant 15mn. Le four est coupé et va se refroidir lentement. Le cycle complet va durer plus de 24 heures.
L’ouverture du four est toujours une épreuve. La peur de découvrir un tas de tesson joliment étalé sur la sole du four ! C’est rare, mais cela peu arriver sur de petit partie de la sculpture. Et évidemment c’est toujours en plein milieu du visage qu’une écaille peut sauter, jamais caché derrière !

Sainteul_TT14La sculpture à encore perdue du poids, mais a gagné en solidité puisque de friable elle est devenue dure comme la pierre. Et comme je vous l’avais dit, elle a gagné une couleur rouge brique, pas très sexy. La patine va changer tout cela.
J’ai choisi de simplement la cirer. Pour cela j’utilise une très vieux bloc de cire d’abeille (fourni par mon apiculteur préféré) qui a perdu sa couleur avec le temps et à pris une dominante verdâtre, parfaite donc pour contrecarrer le rouge brique du groupe. Je la passe à chaud, diluée avec un peu de térébenthine. Et je retrouve ainsi la jolie couleur de l’argile crue.

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Une dernière épreuve. Un autre baptême du feu. Celui des regards et de la critique. La pièce achevée va rejoindre mon expo d’atelier, mon "séchoir ". Il y a un petit air de ressemblance avec la toile qui est derrière elle, n'est ce pas ? Et pour cause ! Je ne vous en avais pas parlé mais cette sculpture est le prolongement de la toile " Le Rapt " peinte un peu avant que l'envie ne me prenne d'en faire une sculpture.

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23 mars 2009

La surface des choses.

Sainteul_TT10Comme je ne travaille pas tous les jours à cette sculpture, je m’arrange pour que la terre sèche très lentement en la vaporisant d’eau régulièrement et en la couvrant d’un sac plastique. Du degré de séchage et donc de la fermeté de la matière vont correspondre la finesse des détails. Pour ce groupe je voudrais aller assez loin dans le poli le long de la ligne que jalonnent les mains et le visage. Je laisse donc apparentes les traces de construction et des outils utilisés sur toutes les surfaces bordant la ligne d’intérêt alors que j’entame le lissage des mains. La terre prend peu à peu une texture cuir que j’aime beaucoup et qui me donne déjà l’idée de ce qu’elle sera une fois achevée. En séchant cet aspect poli va disparaître et après la cuisson de la pièce il n’en restera pas grand chose. Cette texture réapparaîtra lors de l’application de la patine.

Sainteul_TT11En cours de travail je décide de ne pas lisser les mains de l’homme et de leur garder leur texture rugueuse en opposition avec l’apparence lisse et douce de la peau de la jeune fille. Je me contente donc d’en polir la surface avec la pulpe des doigts. La terre prend alors un poli particulier faisant contraster les creux mats et les bosses brillantes.

Il me reste une dernière hésitation… les yeux. Plusieurs possibilités, soit je les laisse bouchés ce qui donne l’aspect angoissant d’un regard sur le néant, soit je débouche les iris et les pupilles ce qui augmentera l’expression et la présence du visage. J’ai encore le temps de me décider… La nuit porte conseil.

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27 janvier 2009

Deux de plus !

Sainteul_TT09Deux mains de plus à ma sculpture, Pfff un peu plus de boulot !
En fait Maëva, vient me rendre visite. Maëva vous vous rappelez ? Mais si ! Souvenez-vous ! Cette petite tache de rousseur sur la joue du modèle de "palimpseste ". Voiaalà !
Bon ! La belle égérie est là pour m’aider à mener à bien ma tâche. Je m’attache comme pour ma peinture à une certaine ressemblance. Et pour la sculpture les photos sont loin d’être suffisantes. Il faut donc prévoir quelques heures de pose pour que je me rapproche au mieux du joli visage. Me louper dans le visage est rédhibitoire, j’ai donc vraiment besoin de sa présence physique.

On peut se permettre de faire une petite erreur sur une main, un doigt, une proportion infime, mais certainement pas sur le visage. C’est la partie d’une œuvre que l’œil saisi immédiatement et c’est sur cette partie qu’il va faire sa première opinion. Et comme je ne suis pas du genre à cacher le visage sous un bras ou un flot de chevelure providentiel, improbable tchadri imposé au modèle par l’artiste pour masquer ses propres limites. Il faut bien que je m’y colle !

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03 janvier 2009

Sérial Killer !

Sainteul_TT07Une femme découpée sur la table de mon atelier ! Pas de panique, c’est promis, je remettrais tout en place avant la fin de la journée !
L’ébauche est bien avancée. Il faut maintenant passer à la phase délicate du …découpage. Impossible de cuire une masse aussi importante de terre, c’est l’éclatement assuré. Il va donc falloir évider le groupe. J’ai laissé sécher lentement la surface du sujet jusqu'à ce qu’elle prenne la consistance et l’aspect du cuir. Je détermine les plans de coupe et sépare le tout grâce à un fil à couper le beurre. Les morceaux sont délicatement disposés sur la table. J’ai donc maintenant accès à l’intérieur de ma sculpture et je vais pouvoir la creuser délicatement en laissant en place une épaisseur d’environ trois centimètres Je me retrouve bientôt avec des coques vides qu’il va falloir rassembler.Pour cela je prépare une barbotine et je guilloche tous les plans de coupe. Un peu de colle et c'est un vrai jeu de Légo. Le modèle a retrouvé forme humaine… Si j’ose dire.

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16 décembre 2008

Janus

Sainteul_TT04Le mouvement de bascule est tellement en place que le centre de gravité risque bien vite de se retrouver hors de la base. Bref la sculpture risque de tomber du côté où elle penche !
J’ajoute donc une chevelure abondante et une queue de cheval qui constituera un discret trépied. Cette chevelure va dans un même temps me permettre de résoudre et de justifier le départ des deux bras qui enserre la jeune femme. Mieux ! Cela va me permettre de réaliser un véritable trompe-l’œil.

En effet, vu de face nous voyons le modèle qui se tient le visage et qui est elle-même ceinturée par les deux bras d’une personne qui se tient derrière elle mais dont nous ne voyons pas le visage. Notre curiosité naturelle nous enjoint de faire pivoter cet étrange groupe. Et là nous contemplons bien l’arrière de la tête de la personne qui enserre notre premier modèle. Mais dont nous ne verrons jamais le visage puisque c’est également celui de la jeune fille de face… Vous me suivez ? Oui ? Bon ! Parce que moi, des fois, je m’y perds !

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Content de mon petit effet, je me concentre sur les mains et le visage pour cristalliser l’ébauche. Je travaille presque grandeur nature, cela m’est plus facile, mes propres mains me servent de modèle pour l’ébauchage. Quant au visage, je le connais maintenant presque sur le bout des doigts c’est la jeune fille qui a posé pour "  Palimpseste ".

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Çà sent la terre fraîche !

Sainteul_TT02Après quatre ans d ‘absence, je retrouve enfin mon nouvel atelier de sculpture. Et je brûle d’impatience de l’étrenner. Mes outils sont sagement rangés, mon four trépigne, çà sent la terre fraîche! Il faut si remettre et j’espère que le geste ne s’oublie pas. Quelques fantaisies pour reprendre contacts avec la matière et retrouver mes sensations. Je me décide rapidement à me lancer dans quelque chose de sérieux.

Cela sera un buste dans le style et l’esprit de mes œuvres peintes.
Je commence par réaliser quelques esquisses du modèle. Des sanguines essentiellement. Je pense que la sanguine est ce qui se rapproche le plus du travail de la terre. Je vais travailler avec une argile bonne enfant, de la Terre de Provence, rouge comme l’est la sanguine avec la même douceur voluptueuse mais qui au contraire de la sanguine tolérera bien d’éventuelles erreurs de dressage. Lorsque je dessine, je suis déjà mentalement en train de monter la pièce, de m’en faire une représentation en trois dimensions qui me permettra de l’ébaucher sans même avoir à regarder mes esquisses.

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Sainteul_TT03Je me lance fébrilement.
C’est pour moi une partie ingrate que celle de l’ébauche. Rien ne va assez vite. Il faut portant bien que je respecte un minimum les règles de bases pour ne pas avoir de déconvenue. Des manques, des vents, qui me gêneront lors de la réalisation des détails ou pire qui risque de provoquer la fissuration ou l’éclatement de la pièce lors de sa cuisson. Je me tempère donc et monte sagement boulettes par boulettes consciencieusement, appliquées et tassées l’une contre l’autre, éliminant toutes bulles d’air de la masse qui prend forme peu à peu.
Bon ! Pour l’instant cela tient plus de la motte de beurre de cacahuète. Mais un visage et un buste commence à prendre forme. Le mouvement de basculement est déjà en place.

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08 octobre 2008

Marie-Lisa, un problème d’image.

Marie01Il y a quelque fois dans la vie d’artiste des situations inextricables et surtout dans une vie d’étudiante en art
- Ho-la-la pas facile ce TP ! Tu te rends compte il faut que je trouve une idée pour me mettre en situation de "notoriété "… Tu te rends compte. Moi ! Moi en dessin ou en photo… J’y crois pas !
Il f
aut que je vous dise que si Marie est douée en dessin et peinture elle a du mal avec sa propre image. Donc travailler sur celle-ci lui semble au premier abord inconcevable.
- T’as une petite idée ?
Un simple coup d’œil sur Marie me suffit pour la mettre en parallèle avec la dame la plus célèbre de la peinture. Son petit sourire en coin un brin moqueur, son regard sombre qui vous transperce de part en part… Et des mains d’une infinie délicatesse.
Maintenant, allez donc la convaincre qu’elle ferait une parfaite Mona-Lisa !
- Moi en Joconde ? T’es Ouf ! … Remarque c’est sympa…On fait comment ?

Mona_LisaIl faut dire que l’œuvre de notre bon Léonard n’est pas une œuvre comme les autres. Une invention géniale que ce "sfumato " qui permet à l’œil de glisser sur le visage. Ici tout est à deviner, à tel point qu’à chaque retour du regard sur elle on à l’impression de la redécouvrir et que l’on s’attend à la voir changer d’expression.
Léonard ne peint pas un simple portrait, il peint l’âme. Lorsqu’on sait un tant soit peu dessiner, on sait que l’expression d’un visage tient avant toute chose au regard et plus particulièrement à la commissure des paupières et celle des lèvres. Et justement ce sont ces points cruciaux que l’Artiste a laissés dans le flou d’une ombre légère, à charge pour chacun de recomposer ce manque avec ce qu’il a en lui d’images et d’imagination. Et c’est bien pour cela que certain y verront, la douceur d’une mère aimée, d’une amante, d’une maternité sereine, voir d’un amour illicite et pour certain même un galant caché, un mignon. Le visage de Mona-Lisa reflète l’humanité entière avec tous ses visages passés et avenir et donc la source de ceux que l’on peut lui donner et les fantasmes qui en découlent ne sont pas près de se tarir.
Il me vient à l’idée que ce visage est comme une expérience de mécanique quantique. L’observateur modifie l’expérience par sa simple observation. Il en est de même pour ce fabuleux visage. Chaque observateur en a sa propre vision et certain cherche à l’imposer aux autres.

Dans des temps reculés on pensait qu’à travers la ressemblance physique l’artiste pouvait capter l’âme de son modèle. Un atavisme qui reste ancré au plus profond de nombre d’entre nous. Nous ne pouvons nous empêcher de penser que notre image montre plus qu’une simple apparence de surface.
Il va donc falloir persuader Marie que son âme ne risque rien !
Marie02Pour la séance photo il a fallu l’enfermer afin d’éviter toute fuite et déployer des trésors de patience et d’explication.
Poser pour un artiste c’est aller au-delà de sa propre image. Accepter qu’il voie ce que vous ne voulez vous-même voir et surtout qu’il vous le montre. Cela n’est pas seulement être belle sur la photo, c’est accepter ce qu’il va vous rendre en retour car cela ne peut en aucun cas être en sens unique. Mais c’est aussi le secret espoir qu’il révèle le sublime qu’il devine en vous et l’expose aux yeux du monde.

Et voilà donc qui est fait. Les premiers clichés sont pris d’une Marie relaxée, plus confiante en elle et qui finit par se prendre au jeu. Par pudeur et pour éviter que le discrédit n’accable sa personne je ne vous montrerais pas ici les photos de son inénarrable imitation de la tortue. (Bon. !Bon ! Peut être que si vous insistez… On verra cela ;-))Un peu de bidouille sur photoshop et hop !

Marie_Lisa

Voilà donc le résultat !
Malgré tout le respect que j’ai pour Léonard je dois avouer que je préfère notre Marie-Lisa.
Pas Vous ?

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24 juin 2008

Ouf !

Ouf ! Mon labeur de moine copiste est terminé. Répétitif et pas très intéressant, il est vrai, mais le résultat final, lui, me plaît bien. C’est bien ce que je voyais. C’est donc quasiment terminé. Pas besoin de signer la toile. Mon nom est inscrit à l’intérieur du texte dans une teinte légèrement plus rouge (Je vous laisse chercher…).

ES16

Il est hors question de la vernir tout de suite. Pour la bonne raison que je vais certainement user la texture du parchemin lorsque la surface en sera parfaitement dure. Et surtout, selon un bon vieil adage du métier de peintre, il faut que la couche picturale voie défiler les quatre saisons (un an donc) avant de recevoir sa couche de vernis final. C’est un délai nécessaire pour que l’huile siccative à cœur en présence de l’oxygène de l’air avant de l’isoler totalement. De plus le vernis n'en sera que plus agréable à étendre.
En attendant, elle rejoint l’"exposition-séchoir " où l’attendent ses copines. Sur ma table d’architecte une toile vierge est déjà tendue et prête à recevoir mes prochains coups de crayon.

ES15

Posté par marc_sainteul à 18:42 - Palimpseste. - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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